Vous aimez les Ardennes, et avez même un sentiment d’appartenance pour tout le massif ardennais ? Vous aimez les romans d’aventures sur fond historique, vous avez un faible pour les récits de chevalerie avec histoires d’amour et complots politiques ? Vous vous rappelez avec nostalgie de la série noir et blanc de Quentin Durward ? Et en plus, vous avez le cœur chevaleresque ? Alors vous allez aimer Guillaume, le sanglier des Ardennes, roman de l’historien Pierre Congar, publié en 1985 par la Société d’Histoire et d’Archéologie du Sedanais.Guillaume de La Marck - par Yves Albiser

Le Sanglier des Ardennes est un La Marck ayant vécu à la fin du XVe siècle. Ce n’est pas le Robert de La Marck, seigneur de Sedan, son frère. Mais la fratrie est si soudée que, quand l’un part en guerre, l’autre généralement suit. Sans vouloir faire d’anachronisme, notre bout d’Ardennes françaises nous rattache à l’Ardenne qui va de Sedan à Liège. Le réseau des La Marck nous relie à tout le massif ardennais. Le roman commence au château de Sedan, se déplace légèrement dans les bois de Villers-Cernay, puis s’enfonce rapidement dans la forêt ardennaise pour aboutir régulièrement à Liège, ville convoitée par Guillaume de La Marck. L’ancrage ardennais de ce roman se situe donc à un niveau supérieur : non pas un département, mais un massif ardennais, non pas un La Marck, mais toute une famille.sanglier - par Yves Albiser

Mais finalement, les aventures politiques et guerrières de Guillaume de La Marck ne sont qu’un prétexte, une toile de fond pour nous présenter le véritable duo de ce roman : l’écuyer Hubert de Francheville et le sergent d’armes Jean Maqua (qui eut sa rue à Sedan, maintenant rue Carnot). Hubert de Francheville a, évidemment, toutes les qualités du gentilhomme et finira chevalier. Jean Maqua, homme du peuple intelligent, est plein de ressources et d’humour. Et bien sûr, il y a une belle dame : Anne de La Marck, qui vit à Sedan, mais qui, suite à un perfide enlèvement à Liège, est promenée prisonnière un peu partout entre Rhin et Meuse. Hubert de Francheville n’aura de cesse de libérer celle qui a marqué son cœur. Bref, le livre de Pierre Congar offre tous les ingrédients d’un bon roman d’aventures et de chevalerie : personnages hauts en couleur, châteaux perchés sur un éperon rocheux et souterrains cachés, amours et actions, fidélités et félonies, banquets et coups de main, espionnage et guet-apens, tournois et véritables duels. Tout ce qui fait une bonne histoire ! Et si ça se passe dans l’Ardenne, alors c’est un roman à lire ou relire, et à placer dans la bibliothèque de la Cacasse littéraire.buste de Guillaume de La Marck - par Yves Albiser

Vous pourrez sans doute dénicher le roman de Pierre Congar dans une bouquinerie ou une librairie à Sedan et Charleville. Mais le plus sûr est de vous adresser à la Société d’Histoire et d’Archéologie du Sedanais (http://www.histoire-sedan.com/) qui détient encore un stock de l’ouvrage. Pour 10 € par la poste hors frais de port ou directement au local de l’association (ouvert tous les lundis après-midi de 14 heures à 17 heures, au 1 rue de Metz à Sedan), c’est peu cher payé les quelques heures de lectures et de plaisir.

Guillaume, le sanglier des Ardennes,

Les illustrations du roman sont de Yves Albiser.

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