100 idées pour (faire quelque chose de) Sedan (5/100)

Le sanglier à la sauce ardennaise, avec de bonnes pommes de terre et un petit peu de persil par-dessus, ça, on aime et on est toujours prêt à le dire. On est fier de sa cuisine régionale. Mais fait-on assez pour la faire connaître ? Fait-on assez pour que le monde entier s’y intéresse ? Il ne suffit pas de se caresser le ventre de satisfaction après un bon repas, il faut faire plus. Il faut une fois pour toutes se taper un bon coup sur la tête, histoire de se défaire d’habitudes passives, et agir. Mon action, c’est une idée : faire de Sedan le centre départemental, et quasiment régional, voire national, et pourquoi pas belgo-français et franco-belge, allons jusqu’au bout, le centre européen de la gastronomie ardennaise.

Il faut d’abord assurer ses arrières et créer une université du goût ardennais qui travaillerait en étroite collaboration avec les Archives Gastronomiques (si ces dernières n’existent pas, inventons-les). Un lieu où l’on étudierait le sujet, où l’on classerait les recettes. Une armée d’ethno-gastronomes parcourrait le pays à la recherche des recettes rares, mais aussi des recettes plus communes qui, cependant, d’un foyer à l’autre, connaissent des variations insoupçonnées et passionnantes. A-t-on déjà inventorié les différentes façons de faire la salade au lard ou celles non moins nombreuses de réaliser la galette au sucre ? Si non, action !

Ensuite, il faudrait une école de cuisine pour former des apôtres de la gastronomie ardennaise qui auraient la possibilité d’exercer sur le territoire ou le choix d’aller porter hors frontière régionale la bonne parole. Et on aura des restaurants, évidemment ! Plein de restaurants ! Il ne faudrait pas faire l’erreur de penser seulement aux restaurants étoilés. Il serait plutôt sage de prévoir des restaurants pour toutes les bourses. Une recette de grand-mère peut être simple et pas chère, et peut régaler un routier ou une famille nombreuse qui souhaite manger bien et pas compliqué. À côté de ces bonnes tables conviviales, il faudra aussi des restaurants qui conçoivent leur métier comme un art, des chefs qui vivent leur cuisine comme un sacerdoce. Là, on s’évertuera à travailler la matière première et les recettes traditionnelles de façon surprenante, on réinventera la cacasse à cul nu, on revisitera le boudin blanc à l’ardennaise ou la bayenne afin d’orienter aussi notre cuisine régionale vers l’avenir.

Le quartier du vieux Sedan, au pied du château fort, sera entièrement rénové et transformer en une plaque tournante de la gastronomie (… de la bonne bouffe), à tous les prix, mais à tout prix de grande qualité. Un quartier doré par la pierre de taille, réchauffé par les promeneurs affamés et par les bonnes odeurs. Et j’allais oublier les brasseries, celles qui produisent le breuvage indispensable pour faire passer le tout. Renaissance de la Grande Brasserie Ardennaise, de la Prince’s Beer… Toutes ces idées, ça me donne soif !

 

Si l’envie de vous mettre aux fourneaux est pressante, mais que vous ne savez pas où commencer, consultez cet ouvrage :

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