15. Grosse blonde paresseuse et Grosse brune têtue

 

Après avoir remercié l’aubergiste, je le renvoyai à la cuisine et fis venir sa femme. Rousse, taille moyenne, ronde, très ronde, un fessier étonnant.

– Madame Grumillon, je vous félicite pour votre excellent gâteau.

– Merci beaucoup monsieur l’officier. Et il était d’hier en plus. Mais avec de la confiture de framboise, comme je vous l’ai servi, ça reste une merveille.

– Madame Grumillon, je vais aller droit au but. Je voudrais vous demander…

– Grumillon, Victorine, née Froyon, cinquante ans…

– Je vous arrête, madame. Merci pour ces précieux renseignements. Non, ce que je voudrais vous demander… C’est… Voyez-vous, l’enquête risque de durer toute la journée, et peut-être plus. Pourriez-vous nous préparer à déjeuner ? Mes collègues et moi-même sommes partis ce matin très rapidement…

– Oh, mais pas de problème, monsieur l’officier !

– Appelez-moi monsieur Fabert.

– Avec plaisir, monsieur Fabert. Un déjeuner pour vous et vos deux gendarmes.

– Pendant que vous y êtes, préparez donc le déjeuner pour tout le monde. Ce pourrait être agréable de manger tous ensemble, vous, votre mari, mademoiselle Alonde et vos deux clients restants.

– Si vous le voulez. Alors en entrée, je pourrais faire… voyons… une tarte tatin aux endives. Pour le plat principal, j’ai au froid suffisamment de boudins blancs de Rethel que je peux faire au four, habillés de jambon d’Ardenne, et je peux accompagner ça avec…

– Oui, avec…

– Avec des échalotes poêlées au sucre. Pour la patate, je vais réutiliser le reste de cacasse à cul nu pour en faire une purée dont vous m’en direz des nouvelles. Sans oublier bien sûr la salade à Victorine.

– C’est-à-dire ?

– Dans un grand saladier, je mets de la Feuille de chêne, de la Frisée blanchie sous le pot, de la Saint-Antoine, de la Grosse blonde paresseuse et de la Grosse brune têtue, du persil, de la ciboulette, du thym frais, sel, poivre

– Et du vinaigre balsamique.

– Non, ça, c’est pour les gens de la ville. Du vrai vinaigre de vin rouge.

– Et de l’huile d’olive ?

– Non, du beurre fondu. Il y aura aussi le plateau de fromages.

– Et pour le dessert ?

– Mes premières fraises, au sucre. Ça vous va ?

– C’est parfait, madame Grumillon. Je vous remercie.

 

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